The cult of fun has spread like some disgusting haemorrhagic disease

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Moi + moi + moi = presque rien...

21 avril 2009, 14:05, par Game A

Pardon pour le délai de réponse, votre réponse étant si complète qu’elle méritait que je m’y arrête un certain temps.

Merci tout d’abord d’avoir lu ma bafouille.

Je ne sais pas si Chièze se situe à un niveau seulement phatique (votre citation de Bouveresse). La part d’ivresse, de logorrhée dans son écriture, c’est qu’il veut trop en dire, toujours trop, ce qui rend ses textes risibles. Il a une écriture d’un kitsch incroyable : tous ses procédés d’écriture ne semblent avoir qu’une fonction : faire littéraire (alors dans ce cas oui, votre citation est bien choisie, je n’ai rien dit).
Si l’activité ne manquait pas tant de charité, outre la liste des clichés que vous proposez, on pourrait s’amuser à faire une étude stylistique de ses textes. Rapidement j’ai déjà noté la fréquence et l’accumulation des phrases nominales courtes, surtout en début d’article. Encore une fois, il a trop de choses à dire ; c’est manifestement un grand sensible, il est dépassé par l’afflux de ses impressions - et de ses prétentions.

Je ne sais pas à quoi vous pensez quand vous parlez de "règles de travail" dans leur milieu (à part les procédés pour allonger les textes - après tout ils sont payés au caractère). Je ne retrouve pas dans leurs productions la structure typique de l’article d’un journaliste diplômé, ce qui entre autres signale pour moi la part de chance dans l’obtention de leur carte de presse (d’où ce complexe stylistique de Chièze ?) : les journalistes de jeux sont pour la plupart des passionnés recrutés dans ce qui était une niche. Ce sont des journaleux (amateurs, pigistes) devenus journalistes, par la force des choses et l’importance économique grandissante de leur média.

« Je suis soulagé de pouvoir me cacher, au besoin, derrière l’amateurisme. Chièze & co n’en ont même plus la possibilité » Je ne vous mettais absolument pas en cause, je vous rassure, je parlais de mon statut de blogueur.
« Chièze and co. n’ont pas à se cacher derrière l’amateurisme puisqu’ils sont précisément des professionnels et se donnent comme tels » C’est ce que je voulais dire ; ils n’ont pas à se cacher, surtout ils ne le peuvent plus : c’est d’ailleurs ce qui permet de taper sur Chièze : il a désormais une responsabilité professionnelle, de laquelle il doit rendre compte jusque devant ses lecteurs. C’est une très lourde charge, je ne suis pas persuadé qu’il soit capable d’une telle remise en cause (mais après tout, pourquoi le ferait-il : s’il atteint ces derniers mois une visibilité gigantesque, c’est que le subterfuge fonctionne).

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